Cette fois-ci je m’y mets pour de bon ! Oh et puis non je suis fatiguée, je m’y mettrais demain, ce week-end ou la semaine prochaine. Si je n’y arrive pas c’est que je dois être mal organisée. Je ne peux pas commencer aujourd’hui parce qu’il me manque telle information et puis de toute façon je n’ai pas le temps, je ferai ça plus tard. Je voulais m’y mettre aujourd’hui mais ma copine a besoin de moi, je m’occuperai de mes affaires ce soir si je suis pas trop fatiguée, sinon demain.

Est-ce que toutes phrases te parlent ? Oui ?! Je le savais ! C’est le fameux truc que tu as envie de faire ou que tu dois faire et que tu repousses jusqu’à par finir par abandonner ou par le faire dans l’urgence. Tu es bien en train de procrastiner.

Procra quoi ?

Procrastiner c’est le fait de remettre les choses au lendemain, puis au lendemain et encore au lendemain, pour toute sorte de raison. Tu vois le truc ? Il semblerait même que la procrastination cherche à nous éviter de prendre des risques et cherche à protéger notre estime de soi. Est-ce que tu le savais ?

Si ce mot n’existait pas je l’aurais inventé. Parce qu’il n’y a pas si longtemps j’étais la pro de la procrastination. J’excellais tellement dans ce domaine que j’aurai pu donner une formation que j’aurai appelé « Comment procrastiner à la perfection ». Oui tout comme toi je repoussais tout au lendemain, au weekend, à la semaine prochaine, au mois prochain puis à l’année prochaine, souvent à janvier au moment de prendre les bonnes résolutions. Ce qui était étonnant (ou pas) c’est lorsqu’il y avait une autre personne en jeu, je tenais mes engagements. Quand ça me concernait bizarrement les engagements n’étaient pas tenus. Tiens tiens étrange n’est-ce pas ?

Je me demandais était-ce parce que j’étais mal organisée ? J’étais une grosse flemmarde ? Je voyais trop grand ? Suis-je trop ambitieuse ? Est-ce que ça veut dire de moi que j’ai un caractère faible ? Il y a beaucoup trop de choses à faire, ça me demande trop d’énergie, sans compter ce que j’ai à faire à côté ! As-tu remarqué qu’il manque toujours à celui qui procrastine un dernier truc pur passer à l’action, c’est fou non ?! Je sais que tu t’es déjà posé ce genre de questions et je vais te dire quelque chose parce que tu ne le sais pas encore mais la procrastination et moi avons décidé (enfin la décision vient de moi) de nous séparer comme un accord. Il était temps que nous nous quittions, il était temps que je fasse ma vie sans elle.   La vérité c’est que NON tu ne vois pas trop grand, NON tu n’es pas trop ambitieuse, NON tu n’es pas faible, NON tu n’as pas une mauvaise organisation et NON à toutes les questions que tu as pu te poser. Concrètement c’est la peur accompagnée de quelques croyances qui se cachent discrètement derrière la procrastination

Les fausses croyances

On a image souvent erronée de la procrastination. On pense qu’on n’aura pas assez d’énergie pour faire les choses qu’on doit faire pardon je voulais dire qu’on devrait faire. Ou qu’on est tout simplement paresseux, fainéant.  Ou encore qu’on ne soit pas organisé. Ce qui est faux, parce qu’on trouve toujours l’énergie pour les choses plaisantes ou pour faire autre chose. Tu vois, tu ne manques donc pas d’énergie. Autre chose que je vais te dire qui va te faire du bien… Tu n’es pas paresseux ou paresseuse bien au contraire tu es plutôt active ET organisée avec ce que tu aimes faire, ce que tu maîtrise et ce qui a du sens pour toi. Comme par enchantement la gestion du temps tu la maitrise à la perfection. Je t’assure que je ne dis pas ça pour te faire plaisir. C’est la vérité !

Le paradoxe du procrastinateur : il est plutôt efficace et rapide !

Certains diront que c’est un trait de caractère et qu’on ne peut pas s’en défaire encore faux !  Si tu fais appel à tes souvenirs, tu verras que tu n’as pas toujours été comme ça. Questionne ton entourage tu verras qu’à un moment de leur la vie, ils ont eux aussi procrastiner, certes à des degrés différents mais on connut à un moment de leur vie l’envie de repousser les choses au lendemain pour diverses raisons. Hélas on devient procrastinateur avec le temps, mais ne t’inquiètes pas on s’en défaire, j’en suis la preuve vivante.

En réalité quand on procrastine c’est parce qu’on cherche la satisfaction, les choses qui nous demandent de faire le moins d’effort (regarder la télé par exemple). On veut ce qui nous plait en premier. Les choses qu’on n’aime pas, qui est difficile, compliqué, ou qui demandent des efforts on le fait plus tard. Quand je fais ça (le truc que je n’aime pas), je ne fais pas ce que je n’aime, comme si je me privais d’un plaisir.

Moi peur comment c’est possible ?

Hé oui !  Comme je le disais plus haut, derrière le fait de remettre au lendemain cache des peurs. On ne l’aura pas pensé mais différentes peurs peuvent être l’une des raisons que tu as tendance à remettre à plus tard. Pour t’aider à mieux comprendre ta procrastination je te cite quelques peurs, les plus répandus à mon sens :

Peur de l’échec : je n’y arriverais pas à m’en remettre si j’échoue ou c’est que je suis nul/ nulle.
Peur du succès : on va voler mon succès, je vais être sollicitée, je vais être plus visible. 
Peur du jugement : si je me trompe que va-t-on penser de moi ? Si je réussis j’ai peur de devenir une personne différente.
Peur de l’inconnu : besoin de savoir ce qu’il va se passer après, besoin d’être dans le contrôle.
Peur de perdre de l’autonomie : pense qu’on sera contrôlé par quelqu’un d’autre.
Peur de la séparation et de l’intimité : certaines personnes pensent avoir besoin d’une aide extérieure pour avancer.
Peur de s’ennuyer : si je fais ce que j’ai à faire, qu’est-ce que je pourrais faire d’autre après ?
Peur du changement : que va-t-il arriver à moi et à mon entourage par la suite ? Cette peur rejoint la peur de l’inconnu.
Peur de mourir : Tout chose à une fin, si j’accomplis ce que je dois faire, c’est une certaine manière d’accepter que tout ait une fin, s’il y a une fin ça veut dire que je n’existerai plus ?

Evidement il n’y a pas que des peurs et des croyances qu’il faut prendre en considération. Il faut aussi regarder si le projet est assez stimulant, motivant et si c’est tout est clair. Si ce n’est pas dû à un manque de confiance en soi, un manque d’estime envers soi, à un problème de concentration. Se poser la question si on veut vraiment ça pour soi ou dans notre vie. Une liste trop longue, le découragement devant l’ampleur de la tâche.

Quel type de procrastinateur est-tu ?

Savais-tu qu’il existait différents profils de procrastinateur ? Je te les ai listés ci-dessous :
L’éveillé : attendent la dernière minute pour travailler sous pression, à la recherche de l’adrénaline, l’urgence le stimule, pense qu’il travaille mieux sous pression.
L’évitant : peur de l’échec ou de la réussite, restent toutefois préoccupé parce que les autres pensent de lui
L’indécis : difficile à prendre des décisions, il échappe à ses responsabilités dans la suite des événements.
Le perfectionniste : Il a besoin que tout soit parfais, qu’il ait toutes les informations en sa possession. S’il ne sait pas faire quelque chose il ira faire des recherches sur internet plutôt que d’aller demander de l’aide. Il pense aux détails
Le submergé :  il a tellement de choses en tête qu’il ne sait pas par où commencer, ce qui le mène vers un blocage mental dû à trop de pensées, il ne sait donc pas pourquoi commencer et à du mal à se mettre au travail.

Comment faire alors ?

Vaincre la procrastination est quelque chose de tout à fait possible, je ne dirais pas que tout ça sera facile et que tout se fera du jour au lendemain. Si j’y suis arrivée, c’est que c’est possible pour toi aussi. N’oublie pas j’étais une pro dans ce domaine. Je vais te partager quelques conseils qui devront t’aider :

Se concentrer sur un objectif à la fois pour ne pas s’éparpiller, pour rester concentrer ainsi notre énergie ne se dissipe pas.
Eviter les distractions ça paraît évident et pourtant… Sérieusement le message que tu viens de recevoir est-ce vraiment urgent de répondre maintenant là tout de suite ?! Je suis certaine que ça peut attendre encore quelques minutes. Savais-tu qu’on regardait en moyenne 150 fois par jour notre téléphone ? Je dis ça je ne dis rien hein !
Ecrire ce qui nous passe par la tête pour libérer notre mental avant de passer à l’action. Les pensées peuvent vite devenir une distraction et nous faire perdre le fil.
Commence ta journée par au moins l’une des priorités, je dirais même par celle qui te semble la plus désagréable. Ce qui va te demander le plus d’effort, on ne va pas remettre) plus tard quelque chose qui nous fait plaisir (comme regarder notre série sur Netflix ou aller boire un café avec sa super copine). Ça libère notre cerveau pour la suite, ce qui est fait n’est plus à y penser (ce qui est fait ne fait plus partie de nos pensées).
Découper ses tâches en petite action puis planifier au maximum 3 actions par jour selon le temps que prendra chacune de tes actions. Pas plus de 3 au risque te décourager devant l’ampleur des choses à faire. La petite difficulté sera de définir quelle sera la priorité.
Se fixer une date de fin. Je te vois venir, ne prévois une date de fin dans un mois si ça peut se faire en deux semaines. Pourquoi ? Parce que plus ça sera dans la durée, plus ton énergie et ta motivation sera moindre.
Faire des pauses même si on a envie de tout faire en une seule traite pour en finir. Cela permet d’aérer l’esprit. En moyenne notre concentration à une durée de 45 minutes.
Se récompenser, cela peut paraître étrange mais quand on procrastine on cherche le côté plaisir, des choses qui nous mettent en joie mais sans vouloir faire des efforts. Les sensations de plaisir seront doublées, je te le promets !
Planifier selon ce que tu peux faire et non sur ce que tu dois faire. Dès qu’il y a « il doit », « il faut » ça crée un blocage, ça met une pression supplémentaire inutile. Fais ce que tu peux faire, l’essentiel c’est d’avancer un pas après l’autre.
Evaluer l’importance de ton objectif : sur 10 à combien est-ce une priorité toi ?

Tu peux aussi utiliser certaines pierres ou cristaux et/ou encore des huiles essentielles qui t’aideront à te concentrer et ou te (re)motiver.

J’espère que cet article t’aura aidé à y voir plus clair, j’ai essayé de synthétiser pour te donner un maximum d’informations. Encore une fois j’insiste se défaire de la procrastination ne se fera pas du jour au lendemain.

C’est quand j’ai pu identifier mes croyances et mes peurs que j’ai pu me détacher de la procrastination. Si tu ressens le besoin de te faire accompagner à ce sujet, tu peux réserver ton appel déclic totalement gratuit, où nous ferons le point à ce moment-là. N’hésite pas à me faire un retour et à partager cet article à tes amis procrastinateurs.